Activer la décarbonation par la déconstruction et le réemploi sur les territoires.

Articles - Image d'intro

Dans le cadre de sa stratégie 2023-2028, le Créneau a clairement affirmé son positionnement en faveur de la décarbonation du bâtiment, une orientation que nous souhaitons traduire concrètement par des actions et des projets structurants.

 

Réduire l’empreinte carbone du parc bâti ne repose pas uniquement sur la construction neuve : cela implique une combinaison de stratégies, dont l'utilisation de matériaux biosourcés et ceux issus de l’économie circulaire occupent une place centrale. Leur intégration à grande échelle exige toutefois un changement de pratiques. 

Déconstruction et réemploi

La déconstruction et le réemploi des matériaux s’imposent comme des stratégies à fort potentiel de réduction du carbone opérationnel et intrinsèque. Considérer les matériaux des bâtiments existants comme des actifs pour l’environnement bâti de demain est porteur de sens et crée une valeur tangible. La brique en est un exemple éloquent : certains modèles anciens, par leur qualité, leur esthétique et leur histoire, constituent un véritable patrimoine bâti dont le réemploi conjugue valeur architecturale et performance environnementale. Encore faut-il que les services soient accessibles, ce qui est heureusement le cas au Bas-Saint-Laurent, notamment grâce au CENTRAP de Mont-Joli, qui opère le BRIQUE-RECYC depuis octobre dernier, une technologie qui effectue le nettoyage de la brique issue de la déconstruction.

Structurer la filière

En amont, la structuration de la filière du réemploi passe par l’adoption de méthodes de déconstruction adaptées, et de tri visant à limiter les bris lors du retrait des matériaux, condition essentielle à leur réutilisation. Si le recyclage demeure une option, le réemploi direct permet quant à lui d’atteindre un bilan carbone quasi nul pour les matériaux concernés.

L'échelle du territoire

Par ailleurs, les territoires démontrent une écoute grandissante à l’égard des pratiques favorisant la réduction des déchets de construction, rénovation et démolition (CRD), notamment à travers les plans de gestion des matières résiduelles (PGMR). Cette évolution du cadre crée un contexte favorable — un véritable momentum — pour l’intégration de la déconstruction et du réemploi dans les projets de construction. Également dans la foulée des plans climat, le secteur du bâtiment peut constituer un levier stratégique pour contribuer à l’atteinte des cibles territoriales de réduction des GES, en agissant simultanément sur les matériaux, les déchets et les émissions associées.

Développer l'expertise

Dans cette perspective, le développement des compétences est un incontournable pour accélérer le changement de pratiques. C’est pourquoi le Créneau, en collaboration avec l’ACQ du Bas-Saint-Laurent – Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine, propose la formation « Réduction des déchets du bâtiment : de la conception à la fin de vie », qui se tiendra le 26 mars prochain, en formule hybride. Cette formation vise à outiller concrètement les acteurs du bâtiment pour intégrer la réduction à la source, la déconstruction et le réemploi dès la phase de conception.

Conclusion

Bref, la décarbonation du bâtiment ne se fera pas par l’intention seule, mais par des choix opérationnels clairs et des pratiques renouvelées à chaque étape du cycle de vie. La déconstruction, le réemploi et la circularité ne sont plus des options marginales : ce sont des leviers structurants pour encadrer la transition et atténuer les impacts.

 

Information et inscription à la formation, par ici

 

Retour à la liste des nouvelles